Un entrainement et une enquête, la suite suite

Nur-Menel

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 Un entrainement et une enquête, la suite suite

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Romain Erh’La

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MessageSujet: Un entrainement et une enquête, la suite suite   Ven 28 Aoû - 22:33

Je suivais ma mémoire. Cette dernière était vague, complètement obnubilée par la colère qui parcourait mes veines. Je marchais vite, rentrais violemment dans les gens sans même me retourner. Moi qui prenais habituellement le temps de me balader dans les rues marchandes traversais ces dernières sans même prêter une narine aux fumets qui habituellement m’enchantaient. Je traversais la place principale pour me lancer à l’aveugle dans les ruelles sombres et crasseuses.  Je pris un embranchement puis un autre, me retrouvant toujours plus cachée du soleil par les murs crasseux des maisons devant lesquelles je passais. Le soleil disparaissait parfois totalement sous d’épaisses toiles tendues entre deux murs. A ces moments- là, j’aurais pu sauter sur la première personne qui me croisait. Heureusement pour eux, il n’en fut rien et je finis par retrouver la petite boutique écrasée sous le poids des bâtiments qui l’entourait.

La porte était ouverte et j’entrais. Tout était comme ce matin, les têtes avaient changées mais elles étaient toutes aussi sales, désespérantes et désespérées. Ne comptant pas attendre le bon vouloir de la guérisseuse pour avoir un entretient avec elle je ne m’arrêtais pas. Je traversais directement la salle, ignorant les protestations à mon passage, on ne voulait pas que je passe devant. C’était tout à leur honneur mais aujourd’hui j’avais autre chose à faire. Je dévisageais donc ouvertement et avec le plus grand mépris l’homme en guenilles qui se trouvait entre moi et la porte. Il me défia du regard avant de dire d’une voix hargneuse.

- Tu vas faire la queue comme tout le monde


Je haussais les sourcils. Pensait-il avoir une quelconque autorité sur moi ? Alors que je pouvais si facilement le tuer ? Comme pour me le prouver, je dégainais ma dague dans sa direction. Le feulement du métal fit sursauter et reculer le monde. Certains semblaient prêt à se battre tandis que d’autres cherchaient à se fondre dans le mur pour éviter ma colère. L’homme face à moi me fixa sans montrer la moindre crainte tandis que je me battais contre moi-même pour le tuer. Le peu de conscience qui me restait me priait de ne pas le faire. Je battis des ailes de contrariété avant de rejeter cette voix dans un coin. Il mourrait, j’avais trop envie de repeindre cette salle défraichie avec son sang. Ça sentirait peut-être meilleur. Au moment où je me décidais, la porte dans le dos de l’homme s’ouvrit, le poussant irrémédiablement hors de mon champ d’action pour laisser apparaitre un patient et la guérisseuse tant attendue. J’en souriais.

Le médecin, elle, perdit son sourire en me voyant. Ses petites joues rebondies tremblotèrent tandis qu’elle cherchait des yeux une solution pour m’éliminer ou disparaitre. Je ne lui laissais pas le temps de faire quoi que ce soit et lui sautais dessus. Je la plaquais au mur devant tout le monde tandis que son précédent patient fuyait. Je sentis que l’on tentait de m’éloigner d’elle, qu’on me tirait en arrière, qu’on souhaitait me faire reculer. Elle, elle hurlait tout ce qu’elle savait en cherchant à me griffer pour s’extraire de mon emprise. J’utilisais un sors. Ce dernier, un souffle de vent très puissant, projeta tous les gens dans mon dos contre les parois de la pièce.

Le silence régnait presque. Je remuais mes ailes pour qu’elles puissent goûter de nouveau à la liberté. J’entendais des bruits de course à l’extérieur, quelques bruissement des vêtements et râles des hommes qui venaient d’être projetés. La femme avait arrêté de hurler. Elle était même prostrée entre mes mains. Comment une femme qui avait l’air aussi assurée pouvait-elle se retrouver dans un tel état ? Elle méritait de mourir. Je cherchais à ramasser l’arme que j’avais fait tomber au sol durant la brève altercation sans pour autant la lâcher. Ce n’était pas une mince affaire surtout lorsque l’on était dans mon état. Bien évidemment elle me repoussa et je tombais lourdement à terre tandis qu’elle s’enfermait en hurlant dans la pièce dans laquelle elle m’avait soigné plus tôt. Je me redressais rapidement et en grognant puis balayais la salle du regard. Quelques-uns étaient partis sans demander leurs restes, d’autres étaient encore au sol et semblaient avoir du mal à s’en remettre. L’un d’entre eux paraissait mieux constitué que la majorité et se jeta sur moi armé de ses simples poings. Surprise, j’encaissais le coup en me rattrapant tant bien que mal sur les pauvres loques pas encore rétablies qui geignirent au sol. Il s’approcha à nouveau avec l’envie de me mettre dehors mais je lui donnais un coup de pied bien placé. Le pauvre s’affala sur moi, plié en deux. Je le repoussais d’un second coup de pied dans l’épaule avant de me le rouer de (le mot caché) coup de pieds avec joie. Que c’était bon de sentir ce corps si fragile se replier sur lui-même pour se protéger. Ses pauvres ailes furent aussi meurtries et il manifesta son mécontentement par des grognements plaintif. Je me demandais si ce n’était pas le moment pour moi de l’achever lorsqu’un grand choc dans la pièce d’à côté en ramena dans le droit chemin : ma cible était la femme derrière la porte. Je  décochais une ultime châtaigne dans le visage de mon ancien jouet afin d’être certaine qu’il ne se relèverait pas mais surtout pour mon bon plaisir. Il me fallait pourtant poursuivre ma quête : faire souffrir puis tuer ce mauvais médecin au visage rubicond. Elle avait d’ailleurs eu le malheur de la fermer à clef. Quel dommage.

Je donnais un coup dans la porte. Puis deux. Puis plus que deux. J’avais mal aux pieds et ma chausse devait surement être dans un sal état mais le résultat était là : le chemin était libre. Et c’est à ma plus grande surprise que je ne trouvais personne. Il n’y avait pourtant pas de seconde porte ni de fenêtres. Qu’à cela ne tienne, j’allais fouiller jusqu’à la trouver ! Je renversais alors avec joie table et chaise, jetant à terre tout ce qui pouvait être jeté, brisant ce qui pouvait être brisé. Je détruisais avec joie les maigres tentures et décorations qui se trouvaient dans la pièce. Alors que je mettais joyeusement en lambeau un tapis de mauvaise facture je tombais sur une planche en bois à même le sale sol de pierre. Le tapis était installé de façon à ce qu’il revienne sur la plaque de bois une fois que celle-ci se refermait. Qu’à cela ne tienne, le tapis n’existait plus. Je tirais sur l’anneau accroché dessus et découvrais une volée d’escaliers de pierre. Je souris, heureuse de pouvoir lui faire la peau en toute tranquillité dans ce lieu reculé.

Je pénétrais donc dans le boyau de pierre. Armes sorties. J’avançais vite et de façon déterminée. Elle ne s’en sortirait pas ! Cependant, à ma plus grande surprise, le couloir ne déboucha pas sur un caveau ou une cave dans lequel j’aurais pu occire ma victime mais sur un long tunnel qui, de pierre, devenait terre. Une terre humide mais résistante si j’en croyais ce que je touchais. Le boyau avait très certainement été construit par les Nar’Tils. Ils étaient les seuls à faire des couloirs souterrains de cette qualité. A quoi pouvaient bien servir ces galeries pour une femme comme elle ? Je ne le savais pas mais j’allais surement le découvrir. En effet, deux hommes étaient assis sur des petites chaises. Adossés chacun contre un mur, ils discutaient à voix inintelligible et étaient armés. Ils se mirent en garde à ma vue. C’était compréhensible car j’étais moi aussi armes à l’air. Je me jetais sur eux. Il me fallait en découdre avec quelqu’un  et ces deux hommes feraient amplement l’affaire.

Je bondis sur le premier : un homme de grande taille aux cheveux noirs qui tenait une épée à deux mains. Mes deux dagues entrèrent en contact avec cette dernière dans un crissement de lames. J’étendis d’un coup mes ailes pour pousser mon second adversaire un peu plus loin. Je m’éloignais ensuite promptement de lui afin d’éviter qu’il ne m’attrape. Vu sa taille il devait surement être un Liv et cherchait à prendre ma chaleur. Je me retournais vivement pour faire face à mon second adversaire : un Nar’Til à la main droite recouverte par ses os. Surement un guerrier vu la dextérité avec laquelle il m’attaqua. Je me défendais avant de joyeusement riposter. Le métal s’entrechoqua avec passion. Ceci dit, cela ne dura pas longtemps. En effet, je sentis trop tard les deux grosses mains qui enserrèrent mes ailes dans un étau froid. Ce dernier se répandit rapidement, balayant ma fureur d’un blizzard glacé. La faisant reculer à travers mes os et mes muscles gelés. Tandis que le Liv me retenait avec force, mon second adversaire me frappa dans l’abdomen du pommeau de son arme. J’expulsais l’air de mes poumons sous le choc et serait tombée au sol si je n’étais pas retenue par Miga elle-même. Un second coup, porté à la tête, m’acheva.

J’étais à moitié là. Ma colère toute entière m’enveloppait mais je ne pouvais pas l’exprimer, j’étais incapable de faire le moindre mouvement, il faisait trop froid. J’étais incapable d’ouvrir les yeux et les sons étaient trop diffus pour que je comprenne quoi que ce soit à ce qui se passait. J’arrivais déjà difficilement à me rendre compte de ce qui m’arrivait. J’avais l’impression de flotter sur un nuage gelé. Puis le peu de sensations que j’avais s’estompa à nouveau pour laisser place au néant.

Lorsque mon esprit refit surface j’étais allongée et encore frissonnante. C’était les seules choses dont j’étais certaine. Tous mes membres étaient engourdis et mes paupières étaient lourdes. J’eu beaucoup de difficultés à ouvrir un œil. En le faisant je ne vis rien de concret, simplement des masses floues de couleurs différentes. Il y avait du gris, du jaune sale et quelques taches de brun. Mon ouïe ne valait pas mieux, je percevais des bribes de conversations mais je ne les comprenais pas, tout semblait si loin et si approximatif. Je me focalisais sur mon corps, il était douloureux à certains endroits et la colère était toujours tapie dans un coin. Je ne savais trop sur quoi me concentrer, en partie à cause de mon mal de crâne, et fis donc ce qui me semblait le plus sensé : rien.

Petit à petit mes sens se réveillèrent. La douleur se répandit en moi en même temps que la rage, stimulant tout d’abord mon ouïe puis ma vue. Le léger brouhaha que produisaient les deux personnes non loin de moi se transforma alors en paroles compréhensibles. Ces dernières échangeaient de façon plutôt véhémentes pour savoir qui allait me rendre visite en premier. Ils sonnaient chacun à leur tour des raisons pour un moins stupides pour justifier leur envie de me voir en premier. A en juger par le timbre de voix c’était un homme et une femme. Je n’étais personnellement ni l’un ni l’autre et pourtant cela ne m’empêchais pas de ne pas être un animal de foire ou un quelconque esclave. Et ça j’allais le leur prouver ! Je rassemblais toutes mes forces et me jetais en direction des voix en claquant des ailes et poussant un hurlement de rage.

Mon élan fut arrêté net. Mes poignets ne suivirent pas le mouvement et mon corps décrivit un arc de cercle vers le bas avant de choir dans la paille de nouveau. Mes ailes entrèrent douloureusement en contact avec le sol et je grimaçais de douleur. Elles étaient si froides qu’elles auraient presque pu se briser ! Je me redressais et levais les mains vers l’extrémité de mes membres pour découvrir qu’ils étaient entravés par de lourdes chaines en métal. Je pestais contre les fous qui avaient osés me faire ça. Je leur ferais la peau une fois que je serais relâchée. En attendant je choisis de tirer sur mes chaines comme une forcenée, non dans l’espoir qu’elles lâchent mais pour tenter d’avancer le plus possible et d’occire les deux personnes qui se trouvaient derrière la lourde porte en bois qui fermait la petite cellule dans laquelle je me trouvais. Je n’en pouvais plus de ne pas faire couler le sang si bien que j’en serrais les poings et me donnais mal à la tête à force de hurler des insultes à ces couards inconnus qui ne venaient toujours pas me voir.
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Gil Le Marois

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MessageSujet: Re: Un entrainement et une enquête, la suite suite   Mer 28 Oct - 22:19

Il marchait dans les souterrains, ces ailes touchaient presque les murs et heureusement pour les concepteurs de ceux-ci ce n’était pas le cas. Oui, Gil aurait eu énormément de mal à se dire qu’il devait se ramasser sur lui-même pour marcher dans une filière de l’organisation de son père. De plus, rien qu’à son visage, il était facile de voir qu’il n’aimait pas être là. Oui, il faisait froid, Nh’Agtrael était pour lui la ville la moins hospitalière de Nur-Menel. De ce fait, il portait pour le moment une large veste en peau d’Era’ip ainsi qu’un pantalon en cuir noire. C’était là les vêtements les plus chauds qu’il possédait et même avec ça, tout en mettant les mains dans ses poches, il arrivait à avoir froid. A peine arriver que déjà il regrettait la chaleur du désert de T’sacrel. Tout cela pour vérifier si dans cette filière de l’organisation, les règles établis par son père était respecté. Et cela, Gil en doutait largement. Il suffisait pour lui de voir les sourires mielleux des dirigeants pour douter de l’efficacité de ceux-ci. Avec des sourire pareil, il était obligé que quelque chose ne tourne pas rond et c’était à lui de le découvrir et il n’avait pas le droit à l’échec.

Tout en gardant son air sérieux alors que le dirigeant lui faisait l’honneur de lui faire visiter les lieux il réfléchissait à ce qu’il allait bien pouvoir faire pour vérifier que tout aller bien. Et malheureusement, ce n’était pas le cas, du moins de son point de vue. Dans ce lieu, tout l’horripilait, le ton de voix de son entourage, le froid, les murs tous plus lugubre les uns que les autres. Et encore, pour les gens d’ici, tout ceci était considérer comme une architecture de haute qualité. Alors certes ces soit disant Nar’Til était peut-être bon pour creuser, mais pour faire quelque chose d’agréable c’était tout autre chose. C’est sur ces pensée que Gil pénétra dans une salle immense mais basse de plafond.

- SI vous voulez bien attendre avec moi quelques minutes que les différents dirigeant de chaque section vienne.
- Oui.

Une réponse simple, Gil n’avait pas envie de parler avec ce Shasla sans aucune fierté qu’était Grhal, ce dirigeant inutile qui n’avait fait que lui montrer la surface de l’organisation présente à Nh’Agtrael. Il attendit donc que les différents chefs viennent à lui. Et à sa grande déception, ce ne fut pas eux qui vinrent en premier. C’était un homme tout simple, un Liv, du moins c’est ce qu’il lui semblait. Sérieux, marchant de façon assurée, il ouvrit la porte avant de faire un salut purement militaire et de faire un rapport. Quelqu’un c’était infiltrer dans les souterrain et avait apparemment mit un sacré bazar en tentant de tuer les deux gardes à l’entrée. Heureusement, il n’y avait aucune victime à déplorer. La question désormais, était de savoir ce qu’il fallait faire de cette personne. Sans attendre la réponse du dirigeant local, Gil s’imposa. Oui, si quelqu’un c’était infiltré, c’est qu’il y avait une faille quelque part. Une bourde avait été commise et c’était l’occasion pour le Shasla de s’occuper un peu, de savoir si c’était un réel problème ou tout simplement une exception.

- Je vais m’occuper de cette personne et si besoin la faire disparaître définitivement.

Son ton n’admettait aucune réplique, Grhal n’eut d’autre choix que d’ordonner au Liv de le conduire jusqu’à l’intruse. Il savait que s’il n’accordait pas au moins ce privilège à Gil, il se mettrait à dos l’organisation principale et que cela signerait son arrêt de mort quasi instantané. Il laissa donc Gil aux mains de son subalterne prétextant qu’il avait des affaires importantes à régler. AU fond de lui, il priait pour qu’aucun incident n’arrive pendant la visite de ce Shasla qui pouvait donner l’ordre de l’éliminer si l’envie lui en prenait. Du moins, c’est ce qu’il croyait.

Le trajet fut un peu long, Gil dus traverser un ensemble de galerie toute plus inconfortable les unes que les autres. Emmitoufler dans sa veste, il vérifia que sa lame était toujours présente à sa hanche gauche. Une arme de boucher dont il était très fier. Rassurer par sa présence il suivit de près le Liv, les couloirs se rétrécissait légèrement par endroit l’obligeant à rétracter ses ailes afin qu’elle ne frotte pas contre les parois. C’était un lieu privilégiant les combats pour certaines race, d’où la présence de ce Liv. Du moins c’est ce que pensait Gil. En fait, pour être plus précis, cette galerie avait été créée à la base pour entasser les déchets dans les cavités au fond. Celle-ci avait été réaménagé en cachot mais, ce n’était absolument pas prévue pour accueillir quelqu’un d’autre que les ouvrier Nar’Til. Le Liv s’arrêta devant une porte.

- C’est ici que nous l’avons enfermé, elle est enragée mais attaché, faite tout de même attention.
- Vous savez pourquoi elle est venue ?
- Non, c’est la première fois que je vois quelqu’un comme elle, elle pourchassait une guérisseuse qui est passé quelques minutes avant elle totalement paniqué.
- Vous en connaissez la raison ?

Des insultes ce faisait entendre à travers la porte, plutôt dérangeant, la plupart venait d’un langage plus que chartier allant jusqu’à comparer les personnes présentes à des bouses de Rake-Sat.

- Pour le moment, ils sont en train d’essayer de calmer la guérisseuse pour en savoir plus.
- Bien, faite la venir ici, je vais m’en occuper. N’oublier pas de fermer la porte et de la verrouiller à chaque fois, je n’aurais pas de problème pour ressortir.

Gil souriait lorsque le Liv ouvrit la porte découvrant une jeune femme hirsute hurlant de colère. Une Kel’Til. Il n’y avait rien de pire pour le Shasla. Lentement, il pénétra dans la cellule. Son sourire avait disparus. Déjà, il n’avait aucune envie que cette jeune femme s’en sorte. Mais, il devait faire son travail et pour cela il devait l’interroger. De plus, si elle n’avait rien à faire là, c’est que l’organisation ne tournait pas rond. Et dans ce cas-là, Kel’Til ou pas, il l’aiderait à s’en sortir. Gil attendit que le Liv s’en aille, vérifia que la porte était correctement fermer avant de s’avancer vers la Kel’Til. Il dégaina sa lame et la posa à la verticale juste hors de porter de la jeune femme. Droit comme un i, il la regarda se débattre devant lui. Si elle continuait, elle allait se blesser. Ce n’est pas que cela le dérangeait. Loin de là, mais, si elle était innocente, les réparations à lui faire n’en serait que plus important. Sa voix claqua donc, forte et impérieuse.

- Ferme là ! On doit parler et ce n’est pas avec tes insultes qu’on y arrivera, je veux savoir ce que tu fou là !
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Romain Erh’La

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MessageSujet: Re: Un entrainement et une enquête, la suite suite   Mer 28 Oct - 23:57

Des bruits de portes, quelqu’un venait. Une potentielle victime. Je reculais en laissant rentrer dans l’arène le futur martyr. Il était plutôt beau pour un homme. Si j’étais calme j’aurais envié son teint mâte, ses muscles qui soutenaient agréablement ses vêtements trop chauds pour la saison et ses cheveux clairs. Mais j’étais aussi calme qu’il était souriant. Je ne rêvais que de lui faire du mal, qui qu’il soit, quoi qu’il ait vécu ou que sais-je encore. Il fit un mouvement plus brusque que les autres et je bondis. Je lui sautais dessus comme l’aurait fait un Gro-am affamé sur sa proie. Une fois de plus les chaines claquèrent et je tombais à nouveau dans la poussière de cette pièce infâme.

Je recommençais encore et encore, cherchant par tous les moyens à me détacher, la liberté pour pouvoir détruire le corps et l’esprit de cet homme insignifiant. Mes poignets me faisaient souffrir à force d’être trop sollicités et mes ailes devaient être dans un état lamentable à force de battre dans le vide et de frapper contre toutes les parois qu’elles rencontraient.

Le vacarme de mes plumes fut interrompu lorsque qu’il donna de la voix. Une voix forte qui avait très certainement l’habitude de se faire entendre. Un peu trop même. Il avait besoin d’être recadré, frappé, blessé,… J’étais tout à fait d’accord pour me charger de ce genre de choses. Mon esprit ne mis donc pas longtemps à savoir quelle attitude adopter. La pause que j’avais marquée ne dura pas le temps d’un souffle. Une telle question ne méritait pas de réponse, cet être aux ailes noires ne méritait pas qu’on lui obéisse. Je me rapprochais le plus possible de lui et me mis à hurler. Pas de phrases ni de choses intelligibles mais juste un simple hurlement qui naquit des tréfonds de ma gorge pour en sortir et exprimer toute ma frustration de me retrouver face à une potentielle victime sans rien pouvoir lui faire. Peut-être comprendrait-il ma détresse de ne pouvoir le réduire à néant et se donnerait-il de lui-même.

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Gil Le Marois

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MessageSujet: Re: Un entrainement et une enquête, la suite suite   Ven 30 Oct - 1:24

Elle était folle, Gil n’avait aucun doute la dessus. Le problème étant qu’en général, une personne possédant ce tempérament n’arrive pas dans un endroit aussi reculé par ses propres moyens. Le tout était de savoir ce qui l’avait amené par ici tout en la gardant dans un état suffisamment stable pour qu’elle puisse parler. Ou au moins ne pas finir en quarante petits morceaux de chair sanguinolente. Il le voyait bien, à force de tirer sur les chaines, elle allait se blesser gravement, allant même peut-être jusqu’à ce paralyser un membre. Il tendit une main vers le sol avant de parler.

Bloque

Rapidement le sol s’éleva, se déformant et bloquant les membres de la jeune femme. Elle hurlait, pas loin de son visage, une chose que le Shasla n’appréciait pas vraiment. Encore moins lorsque cela venait d’une salope de Kel’Til. Une race supérieure ? Non, lorsque l’on voyait une race dans cet état, à part ressemblé à une merde imposante, cela n’avait rien de supérieur. En dehors d’une apparence pitoyable c’est tout ce que cette soit disant race supérieur représentait pour le moment. Gil attrapa le visage du déchet présent devant lui. Il n’avait aucune valeur, encore moins sans la présence de la guérisseuse. Levant une main, il attrapa le visage de la jeune femme.

- Dernière fois que je pose ma question, comment t’es arrivé ici et pourquoi ?  

Il n’y avait pas quarante-cinq façons de venir jusqu’ici et le plus important était de savoir pourquoi. Sa voix était calme mais froide et il était facile de sentir qu’il attendait une réponse, immédiate. Et désormais, tout était entre les mains de la jeune femme.
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Romain Erh’La

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MessageSujet: Re: Un entrainement et une enquête, la suite suite   Sam 14 Nov - 23:26

J’étais entravée, enfermée, brimée par cette terre qui empêchais jusqu’à mes ailes de bouger. Je fusillais mon tortionnaire du regard, imaginant pour lui les pires tortures que mon esprit pouvait produire. Etonnant comme il était productif à ce sujet. Je comptais bel et bien le faire partager à mon interlocuteur.

Au moment où j’ouvrais la bouche pour lui exposer ma pensée il prit les devants. Enfin, c’est plutôt mon visage qu’il prit dans sa main. Je me tortillais sans même écouter ce qu’il était en train de me dire, le fixant simplement dans les yeux en tentant de le tuer avec, ce qui était malheureusement impossible. Je ne cherchais pas à savoir s’il avait fini et lui expliquais ma pensée en lui crachant dessus. Tandis que ce concentré de mon mécontentement liquide coulait sur sa joue j’entrepris de me débattre de plus belle pour lui mordre la main dans un effort désespéré de lui faire du mal. Je sentais la terre m’agresser la peau et les plumes. Qu’à cela ne tienne, je le blesserais quand même !

J’étais tellement absorbée par ma tentative que je n’entendis presque pas la porte de ma misérable cellule de pierre s’ouvrir en grinçant.

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